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Rappel des faits
Lundi 10 mars, en début de soirée, un incendie s’est déclaré dans une grange à La Chapelle-de-la-Tour, nécessitant l’intervention des pompiers. À leur arrivée vers 18h20, le feu avait déjà totalement embrasé la grange. Environ trente pompiers ont été mobilisés et sont parvenus à préserver la maison ainsi que le hangar adjacent, grâce à l’utilisation de plusieurs lances à eau. Leur intervention s’est poursuivie jusqu’à environ 1h30 du matin. La propriétaire est éleveuse canine, fort heureusement 5 chiens ont pu être mis à l’abri grâce à l’intervention d’un passant, lui-même ancien pompier.
But de la mission
Dans le cadre d’une mission par drone, j’ai été mandaté pour réaliser un reportage photographique d’une grange récemment détruite par un incendie. L’objectif principal n’était pas de produire des images artistiques, mais de constituer un dossier de traçabilité visuelle fidèle à l’état des lieux après le sinistre.
À la demande de la propriétaire, ces photographies ont été prises afin de conserver une mémoire personnelle des dégâts subis. Elles pourront également, si nécessaire, être transmises aux compagnies d’assurance ou aux experts mandatés pour l’évaluation des dommages.
Grâce à l’utilisation du drone, il a été possible de capturer des vues d’ensemble ainsi que des détails précis de la structure endommagée, tout en respectant les conditions de sécurité. Ce type d’intervention permet de documenter efficacement une scène post-incendie, en apportant un support visuel objectif et daté.
L’utilisation des drones après sinistre sur bâtiment
À la suite d’un sinistre (incendie, inondation, effondrement, tempête, etc.), l’intervention rapide et sécurisée d’un drone peut s’avérer précieuse pour constater les dégâts, documenter la scène et faciliter les démarches d’expertise.
Grâce à leur flexibilité et à leur capacité à accéder à des zones dangereuses ou difficilement atteignables, les drones permettent de réaliser des prises de vues aériennes et des inspections détaillées sans exposer les intervenants à des risques inutiles. Ils sont particulièrement utiles dans les cas où la structure du bâtiment est instable ou partiellement effondrée.
Les images capturées peuvent servir à plusieurs fins :
- Constat visuel précis de l’étendue des dégâts,
- Élaboration de rapports techniques pour les experts ou les assurances,
- Traçabilité visuelle dans le cadre de procédures administratives ou juridiques,
- Traçabilité historique pour les propriétaires
- Appui aux décisions de reconstruction ou de sécurisation du site.
Certains drones, équipés de caméras thermiques, permettent également de repérer des foyers résiduels après un incendie ou de détecter des infiltrations d’eau invisibles à l’œil nu.
De plus, la photogrammétrie par drone permet de générer des modèles 3D du bâtiment sinistré, facilitant les analyses structurelles et les plans de remise en état.
Obligation de formation pour les drones en France et en Europe – Règlement (UE) 2019/947
1. Catégorie "ouverte" (Open Category)
La catégorie ouverte couvre les vols à faible risque, sans autorisation préalable, à condition de respecter certaines limitations (poids, hauteur, zones, etc.). Elle est elle-même divisée en sous-catégories A1, A2 et A3, avec des exigences de formation différentes :
A1/A3 : pour les drones de moins de 900 g (A1) ou jusqu’à 25 kg opérés loin des zones résidentielles, commerciales, d’activités (A3).
➤ Formation en ligne obligatoire, comprenant une formation théorique et un examen en ligne sur le portail AlphaTango en France. Non obligatoire pour les drones inférieurs à 250 Gr.A2 : pour les drones de plus de 900 g utilisés à proximité de personnes.
➤ En plus de la formation A1/A3, le télépilote doit effectuer une autoformation pratique et passer un examen théorique complémentaire (BAPD).- Il est à noter qu’en France l’utilisation d’un drone en catégorie ouverte est interdit en agglomération et en espace public.
2. Catégorie "spécifique" (Specific Category)
La catégorie spécifique concerne les vols présentant un risque modéré, par exemple en agglomération et en espace public, en vol hors vue (BVLOS), drone égal ou supérieur à 4 Kg, etc.
Le télépilote doit :
- Réaliser une analyse de risque opérationnelle (SORA) ou utiliser un scénario standard européen (STS),
- Obtenir une autorisation d’exploitation de l’autorité nationale (en France, la DGAC) ou détenir une déclaration d’exploitation.
- Validé l’examen théorique (CATS) auprès de la DSAC et suivre une formation pratique adaptée, délivrée par un organisme de formation déclaré auprès de la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile).
FAQ – Utilisation d’un drone après un sinistre incendie
Le drone permet d’obtenir rapidement des vues aériennes et des images précises de l’état du bâtiment sinistré. Il offre un point de vue global et détaillé, sans avoir besoin d’accéder physiquement aux zones dangereuses ou instables.
- Sécurité accrue : aucun intervenant n’a besoin de monter sur une structure fragilisée.
- Gain de temps : les images sont capturées rapidement, sans installer d’échafaudage.
- Documentation visuelle claire : les photos et vidéos sont exploitables pour les rapports, les assurances et les experts.
- Accès facilité : les drones accèdent à des endroits inaccessibles au sol (toiture, étages effondrés, angles cachés).
Oui. Les photos et vidéos réalisées après sinistre peuvent compléter un dossier de déclaration pour l’assurance ou être intégrées à une expertise technique. Elles permettent une traçabilité visuelle fidèle de l’état des lieux.
Oui. Sous réserve que la zone soit sécurisée par les pompiers, l’intervention par drone peut être organisée très rapidement, souvent dans les 24 à 48 heures suivant l’événement.
- Vues aériennes générales du site
- Détails de toiture, des murs, de la charpente ou des zones effondrées
- Vidéos panoramiques ou immersives
- Modèles 3D (photogrammétrie) pour évaluation ou reconstitution
Oui, certains drones sont équipés de caméras thermiques, permettant de repérer des foyers chauds résiduels ou des infiltrations d’eau, invisibles à l’œil nu.
Oui, l’intervention par drone doit respecter la réglementation aérienne en vigueur (notamment les zones peuplées, le respect de la vie privée, etc.). Le télépilote doit être formé, déclaré à la DGAC et l’opération encadrée légalement.
Les tarifs varient selon la mission, mais l’usage du drone est généralement plus économique qu’une inspection humaine complexe (nacelle, échafaudage, grue). De plus, il réduit les délais et les coûts liés à la sécurité.
- Propriétaires de biens sinistrés
- Experts en assurance
- Architectes et ingénieurs en bâtiment
- Services techniques et collectivités locales
- Entreprises de rénovation post-sinistre


